« Madame, mes couilles sont bonnes. Vous voulez goûter? »

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Quand on traverse la frontière vers d’autres horizons, parfois les différences de cultures peuvent choquer. J’ai attéri a Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso il y a moins de trois heures. Après un repos ( je précise qu’il faisait 36 degrés a l’ombre cet après midi). Et mon ami Tété Enyon a tenu a me préciser que ici, c’est l’hiver en cette période de l’année. Je sens que je vais devenir une fontaine ( pas d’équivoque les amis) durant mon séjour au pays de Blaise Campaoré ou de Sankara d’après les révolutionnaires de L’harmattan burkinabais.

Me voici donc à la recherche de quoi satisfaire mon ministre de l’intérieur.  » Les dimances il est difficile de trouver à manzer ici, madame » me dit dans un magnifique accent burkinabais la réceptionniste de mon hôtel. Finalement elle nous indique à ma consœur togolaise et à moi, une braiserie pas loin ( au Sénégal pour manger du poulet braisé, on va à la braiserie).

A la braiserie, le choix est vite fait: ce sera du poulet. L’autre option c’est la pintade. C’est en essayant d’obtenir mon accompagnement que mes yeux sont tombés sur cette étrangeté e culinaire burnabais. C’est d’abord la forme du met qui m’a intrigué. Surtout je ne pus m’empêcher de faire ma Marthe Fare. Je demandai au braiseur ce que c’était. Il me répondit fièrement les couilles de chèvres.

Euuuh!  Je croyais n’avoir pas bien entendu. Des couilles de chèvres ou de moutons, le nom ne me dit rien. Mais quelle manie de vouloir manger les parties intimes d’un animal? OK. Je reviens sur terre. Je sais que les gouts et les couleurs ne se disputent pas. Je sais que les habitudes alimentaires ne sont pas les mêmes de part et d’autres du continents.
Je n’avais pas encore fini de me remettre de mes émotions ( un fou de passage a plongé la main dans mon repas). Je continuait mon interrogatoire comme si de rien n’était. Alors le braiseur, de manière appliquée, m’explique que la première clientelle de ce met, ce sont les femmes. De mieux en mieux. Lol. Pendant que je m’eloignais, il me fit une proposition des plus indécentes:  » Madame, mes couilles sont bonnes. Vous ne voulez pas goûter? »
J’ai failli l’étrangler de rire. Eh oui! Parfois une invitation à manger peut être indécente.

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