Chinua Achebe s’en est allé

Chinua Achébé

On lui doit un classique de la littérature africaine : « Le monde s’effondre ». CHINUA ACHEBE, l’un des pères de la littérature africaine moderne et géant de la littérature de notre continent, est mort hier, 21 mars 2013 à 83 ans. Selon les médias de son pays, l’écrivain nigérian est mort aux Etats Unis dans un hôpital de Boston, dans le Massachusetts.

Ce que je retiens de Chinua Achebe

Le roman, le seul que j’ai lu de lui est Le monde s’effondre.

 » Okonkwo est un homme respecté au sein de son clan. Il a trois épouses et 9 enfants. Sa prospérité, il la doit à son seul courage et à sa détermination; non à l’héritage d’un père qu’il méprise tant pour sa paresse que pour sa couardise. En toute circonstance, Okonkwo veille à ne montrer aucune faiblesse. Comme celle des autres membres du clan, son existence est régie par un ensemble de rites et de croyances figés auxquels il obéit aveuglément. Même lorsque ces règles le conduisent à poser des gestes qui vont à l’encontre de son inclination personnelle, jamais il ne les remet en cause….

Pourtant, bien des pratiques semblent particulièrement inhumaines. Ainsi, par exemple, on abandonne les jumeaux naissants dans la forêt maléfique car ils portent malheur. La punition de chaque crime s’effectue selon un code strict. Lorsque l’épouse d’un membre du clan est tuée par un homme d’un autre village, Okonkwo est envoyé en mission punitive pour exiger réparation. Il revient avec une jeune femme et un garçon. La femme sera remise au mari éploré en remplacement de son épouse perdue. L’enfant mâle sera logé chez Okonkwo jusqu’à ce que l’oracle ait statué sur son sort. Il y restera 3 ans. Le temps de s’attacher à la famille de son ravisseur. Ce qui rendra la décision de l’oracle d’autant plus pénible à exécuter. »

Réactions

Josué Guébo, écrivain ivoirien et président de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, sur son facebook, résume mieux ce qu’on peut retenir de l’auteur nigérian:

« Qui peut oublier le contraste saisissant entre le valeureux Okwonkwo et le lymphatique Unoka ? Flamme de vie qui renaît de plus belle de père en fils ou au contraire se dilue dans les sentes troubles de la lignée…Mémoire. Respect. »

Sami Tchak, écrivain togolais

« Chinua Achebe a fini sa vie terrestre. La dernière fois que je l’avais vu, c’était à distance, en 2008, lors d’un hommage que l’on lui rendait à l’université de Lisbonne, où il devait être présent, pour le cinquantième anniversaire de la publication de son Le monde s’effondre. Son épouse et leur fille, toutes deux universitaires, étaient présentes. Sa santé à lui l’empêcha de voyager. Il ne se montra à nous qu’au cours d’une longue visioconférence. Tant qu’on le lira, il évitera sa seconde mort, la seule vraie pour tout créateur. »

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