« Love Sweet Love » de Serge Azialey (Texte de présentation)

Love Sweet Love

Quand Awoudy m’a proposé de présenter le dernier ouvrage de Serge Azialey, (pardon) Seraz, j’avoue que cela m’a fait sourire. Je me suis dis « ok », l’honneur m’est fait de présenter le sulfureux écrivain et journaliste, d’accord mais… Qu’allais-je vous dire de l’auteur, de l’homme, de sa vie, de son oeuvre ? Afin d’être sûre, primo que je vous apporterai les renseignements suffisants pour connaître la personne que vous voyez ici ; et deusio, vous amener à appréhender son œuvre, voire même à l’embrasser (pas l’auteur lui-même forcément hein, mais au moins son œuvre qu’il nous présente aujourd’hui).

Ma première rencontre avec Serge Azialey date de ce qu’on peut appeler mes tendres années. Ou mes années de Lycée. Alors que je faisais mes premiers pas en radio, j’ai eu le bonheur de lire et de relire des rubriques chaudes signées de sa main, dans le magazine « EXTASE ». Sa réputation d’auteur sulfureux faisait déjà son bout de chemin ; et c’est plutôt une joie pour moi, fan de la première heure de l’écriture de l’homme, de m’apercevoir que le caractère « pierre-à-feu » est demeuré intact ; puisque transparaissant une fois encore au fil des pages de l’opus littéraire qu’il lance aujourd’hui.

Serge Azialé alias Seraz est né en 1966 à Hahotoé ( digression sur son âge). Enfant, il était surnommé « Ecrivain » par son père. Surnom prémonitoire ou plutôt selon moi un désir de réaliser le rêve d’un père qui voyait en son fils l’érudit de la maison. Serge s’essaya donc à la littérature à travers la poésie, la dramaturgie, des textes de chansons (Il fut parolier de Jimi Hope et Joe Care). Il embrasse aussi les nouvelles et même l’écriture de scénario. Sa licence d’anglais en poche, il devint professeur d’anglais à Hohotoé puis plus tard proviseur au Lycée de la même localité. Mais aujourd’hui, l’enseignement rangé dans les tiroirs de l’oubli, Serge Azialey se tourne vers ce que j’appellerais une tout autre forme d’enseignement, le journalisme.

La vie de l’homme sommairement résumée ici s’est en partie, retrouvée en caractères d’imprimerie, dans le Roman « Love Sweet Love » ; le livre autour duquel nous sommes rassemblés ici, avec son auteur.

« Love Sweet Love » est une histoire parfumée ou si vous préférez, baignée dans de l’eau de rose, où des personnages comme celui de « Serge » ou encore celui de Love encore appelée Jade, se laissent transporter par la passion qui entretient les véritables amours, mêlés à des péripéties qui viennent tester la force de la relation jusqu’à finir en conte de fée à la Walt Disney : la fameuse phrase qui tisse le fil de nos rêves, les meilleurs (je parle pour les femmes surtout, les hommes prendront leur part habituelle)… la fameuse phrase : « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ! C’est un fin mot des histoires d’amours et c’en est souvent aussi, le mot de la fin.

C’est alors que vous me direz : qu’est ce qui rend ce roman différent des histoires habituelles finissant par « beaucoup d’enfants » !

Rappelez-vous ! j’évoquais quand j’ai pris la parole, un côté assez épicé chez l’auteur. Des épices et des assaisonnements qui font toute la différence puisque Serge Azialey malaxe au fil de l’histoire d’amour certains détails érotiques. Il en asperge les pages, prend son pied à en étaler au gré de fantasmes qu’il amène ses personnages à réaliser.

Pour le redire autrement, les thèmes qui émergent de ces écrits de l’homme de Hahotoe, sont typiques, sinon caractéristiques de l’ouvrage qui parle de relations hommes femmes : Relation d’amour, relations et vie de couple, les relations publiques surtout en milieu mondain, show business, la dépression sentimentale (personne n’est à l’abri, me direz-vous) et puis, (souffrez que je vous en reparle un peu), le sexe ! le thème où ce côté un peu hard du sujet « Azialey », reprend le dessus.

La lecture de ce livre m’a poussé également à m’intéresser à l’autofiction. C’est le genre littéraire qu’a choisi ici l’auteur.

L’Autofiction (faisons comme serge, étalons-nous un peu sur ce genre) est né en 1977 d’un Serge Doubrovsky (c’est une affaire de Serges donc !). Serge Doubrovsky, est un critique littéraire et romancier français qui avait employé le terme autofiction pour désigner un récit autobiographique ; En d’autres termes, un récit où l’auteur est aussi le narrateur et le personnage principal. C’est un genre littéraire encore appelé « roman personnel » où le lecteur découvre un croisement entre un récit réel de la vie de l’auteur et d’un récit fictif explorant une expérience vécue par celui-ci.

Le roman Love Sweet Love est un spécimen très intéressant de l’autofiction. Les lecteurs que vous êtes y retrouvent Serge Azialey, l’auteur, comme personnage principal, narrateur et auteur. Il soulève de pages en pages, de chapitre en chapitre, les pans de sa vie, des détails sur sa scolarité, le pourquoi de son prénom, son parcours professionnel et littéraire et bien d’autres évènements marquants que vous aurez la chance de découvrir et d’appréhender avec émotion et qui vous rappellera votre condition humaine.

C’est probablement à l’encre de ses souvenirs que l’auteur a écrit certains détails croustillants d’une histoire d’amour, a décrit parfaitement des personnages qu’on arrive à lui reconnaître facilement dans son entourage, sauf Jade, la jeune femme personnage principal, que je cherche toujours… peut-être Serge, nous diras-tu où puis-je la trouver pour lui dire « c’est bien fait pour Serge » ! (solidarité féminine oblige). J’aurai un mal fou à passer sous silence la flopée de ses références musicales, littéraires et culturelles dans lesquels je me suis tout de suite reconnue ; et j’ose croire, vous aussi quand vous vous mettrez à lire Love Sweet Love. Ce qui m’emmène à m’interroger sur les raisons pour lesquelles l’auteur a préféré un pseudo à son vrai nom. N’assume-t-il pas son texte ? A t-il peur de sa réputation de sulfureux qui lui colle déjà à la peau depuis Rose et Eros.

Serge Azialey, le « English Teacher de Hahotoe » qui j’espère deviendra très vite la nouvelle coqueluche togolaise du roman, a cherché à mêler dans ce livre, la poésie à la prose. Et je puis vous assurer que la mayonnaise a bien plutôt bien pris. Certes, ceux qui ne sont pas habitués à ce mix prose-poésie, peuvent éprouver un certain mal à suivre mais la forme de l’écriture est agréable. D’entrée de jeu, d’emblée, dès les premières pages, l’auteur transporte son lecteur sur les vagues marines des jeux de mots poétiques qui entourent les deux prénoms de l’héroïne : Love et Jade. Je reste également séduite, je m’en suis même délectée (et vous le serez-vous aussi à coup sûr), par les acrostiches de Seraz, qui ajoutent une once de coquetterie aux pages 12, 14, 59,45, et 60, 61. Je le reconnais, je n’ai pas lésiné sur le marque-page. Je ne connais pas d’ailleurs beaucoup de personnes qui résisteraient à leurs noms aux lettres déclamées en poèmes.
(Allez), En guise de mise en bouche, ce vilain jeu de mot qui vous prend par tous les bouts que j’ai trouvé sur une page que je n’ai pas marqué ; je sais que ça fera sourire plus d’un ! (S’envoyer en l’air… en l’air). Si vous voulez savoir si ça s’est passé en avion ou en lévitation, lisez « Love Sweet Love ».

Il serait criminel de ne pas souligner avant la fin de cette présentation, l’innovation apportée dans la production même de l’œuvre. Le livre tel qu’il est mis sur le marché aujourd’hui contient l’œuvre d’une part, un fabuleux bonus, chose inattendue d’autre part, qui va vous fixer définitivement sur la fixation que l’auteur a fait sur cette affaire de « s’envoyer en l’air ».
Bonus à découvrir à la fin du livre sur « comment accéder à l’orgasme en dix positions ».
Moi qui croyais tout connaître, j’ai plutôt été affranchie, sans avoir testé pour le moment (on verra pour ma nuit de noces ; et avec l’heureux élu) si SERAZ a tout pour concurrencer le kama-sutra habituel.

Je vous donne l’occasion de tester ces positions… (allez ne soyons pas plus sulfureux que le sulfureux SERAZ), je vous donne l’occasion de lire ce bonus et de l’apprécier avant moi, vu que je ne me marie pas demain, et nous pourrions bien évidemment en discuter, pourquoi pas avec l’auteur. On ne sait jamais, il pourrait nous fournir plus de positions si sa langue se délie au lieu de sa plume.

Mais pour finir, je vous propose de me positionner (ne me regardez pas comme ça), je me positionne à un endroit du livre, pour vous donner un morceau choisi, un extrait de Love Sweet Love ; illustration de la leçon que nous fait le maître dans son Bonus.

Lecture Extrait (Page 68)

Bonne lecture et découverte de Love sweet Love.

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